La Fondation Jasmin Roy en association avec le Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le Réseau des donateurs pour la paix présente:

Les Grandes Rencontres : vers un climat scolaire positif et bienveillant

Les Grandes rencontres permettront de former le personnel enseignant, les directions d’école et les intervenants scolaires québécois en mettant sur pied une tournée de rencontres de 2 jours s’étalant sur 3 ans à travers les 17 régions du Québec. Les journées de formation débuteront pendant l’année scolaire 2016 – 2017 pour se terminer à l’automne 2018.

Pour prévenir et traiter la violence, il faut une volonté ferme et une mobilisation constante de tous. Dans le respect des rôles et responsabilités de chacun, nous devons nous engager à agir concrètement pour assurer un climat scolaire positif, bienveillant et sécuritaire.L’école, dans l’accomplissement de sa mission de socialisation, apprend aux élèves à vivre en société, c’est-à-dire à acquérir des compétences sociales qui leur permettent de développer des relations interpersonnelles harmonieuses dans une culture de paix et de solidarité. L’école fournit un environnement où doivent être respectées les valeurs de respect, d’inclusion, de partage et d’ouverture à l’autre. Toutefois, l’école ne peut agir seule et doit pouvoir compter sur la collaboration de partenaires, en premier lieu celle des parents, premiers responsables de l’éducation des enfants, puis sur celle de tous ceux qui interviennent dans le réseau.

Le projet des Grandes rencontres, mis sur pied par la Fondation Jasmin Roy en association avec le Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le Réseau des donateurs pour la paix, rassemble de nombreux partenaires du réseau de l’éducation et des organismes qui s’impliquent de diverses manières dans l’instauration d’un climat scolaire positif et bienveillant, notamment PREVNet. Ces organismes et partenaires qui se dévouent à la lutte contre la violence et l’intimidation offrent ensemble, aux intervenants du réseau scolaire, de la formation dont les objectifs sont les suivants : 

• informer, rassurer et soutenir les personnes qui œuvrent déjà dans le milieu scolaire, notamment au sein des équipes mises sur pied pour lutter contre l’intimidation et la violence dans les écoles;

• favoriser l’apprentissage et l’échange des participants autour d’approches appuyées sur les connaissances actuelles de la recherche pour créer des communautés scolaires positives et bienveillantes. 

La violence et l’intimidation sont, entre autres caractéristiques, des problèmes relationnels, auxquels il faut donc apporter des réponses relationnelles, notamment au moyen d’interventions éducatives visant le développement des compétences prosociales. Miser sur le développement d’un climat scolaire positif implique de choisir les interventions qui permettront à l’ensemble des jeunes d’apprendre à mieux vivre ensemble, aux auteurs de gestes de violence ou d’intimidation à mieux combler leurs besoins, aux élèves ciblés par ces gestes à mieux s’affirmer, et aux jeunes témoins à développer leur sentiment de compassion envers l’autre. C’est ainsi qu’on construit une communauté bienveillante. Toutes ces compétences peuvent être acquises dans le cadre de l’apprentissage socio-émotionnel.

Une tendance importante dans le domaine de l’éducation a vu le jour au cours des deux dernières décennies, celle de la reconnaissance croissante du rôle de compétences essentielles pour composer avec le stress, réguler les émotions, entretenir des relations saines et avoir des comportements prosociaux : on parle ici de compétences sociales et émotionnelles.

De plus en plus de recherches révèlent que les compétences sociales et émotionnelles jouent un rôle essentiel dans le fait d’être un bon élève, de devenir un bon citoyen et de se faire une place dans le monde du travail. Ces études révèlent aussi que de nombreux comportements à risque (par exemple l’usage de drogues, la violence, l’intimidation et le décrochage) peuvent être évités ou que les risques peuvent être réduits lorsqu’on vise le développement des compétences sociales et affectives des élèves de manière globale et à long terme (Durlak et al., 2011). L’apprentissage socio-émotionnel, développé au cours des dernières années dans le domaine de l’éducation, vise l’acquisition d’habiletés et de compétences qui prennent toute leur importance à l’école.

Les Grandes rencontres répondent à des préoccupations et à des besoins exprimés lors du Forum sur la lutte contre l’intimidation tenu par le premier ministre le 2 octobre 2014, où il a notamment été demandé de soutenir et accompagner les milieux et de faire connaître les bonnes pratiques. En faisant la promotion de relations saines, du respect d’autrui, de la responsabilité sociale et de l’exercice de la citoyenneté chez nos enfants et nos jeunes, nous pouvons réduire la violence et l’intimidation au Québec.