Qu’est-ce que l’intimidation?

Bien qu’il existe plusieurs catégories de violence, il est important de comprendre que l’intimidation est l’expression d’un ou de plusieurs types de violence à l’endroit d’un même individu, généralement surnommé « victime ». Ces manifestations de violence se produisent de façon répétée.
Inégalité des rapports de force
Geste généralement délibéré dans l’intention de nuire ou de faire du mal
Intimidation
directe ou indirecte
Caractère répétitif
Conséquences néfastes pour la victime

Verbale

  • insultes
  • menaces
  • moqueries
  • remarques homophobes, sexistes ou racistes
  • etc.

sociale

  • propagation de mensonges ou de rumeurs
  • humiliation
  • isolement
  • etc.

physique

  • faire trébucher
  • bousculer
  • contraindre
  • s’approprier ou détruire le bien d’autrui
  • etc.

cyberintimidation

  • par le biais des
    technologies de
    l’information et de
    la communication
    (Facebook, YouTube, Twitter, courriels, textos, etc.)

Que faire en cas d’intimidation?

Selon la Gendarmerie Royale du Canada, il existe plusieurs mesures à prendre pour empêcher l’intimidation, non seulement pour les victimes, mais pour les témoins de l’intimidation :
  • Parles-en à un adulte de confiance. Si tu ne fais confiance à personne ou si tu dois parler avec quelqu’un de toute urgence, communique avec Jeunesse, J’écoute (confidentiel et sans frais).
  • Signale l’intimidation à la direction de l’école.
  • Signale toute infraction criminelle (menaces, voies de fait, exploitation sexuelle) à la police.

La plupart des incidents d’intimidation durent tant et aussi longtemps que des personnes regardent et en rient. En tant que témoin, tu as le pouvoir d’arrêter l’intimidation. Dans 60 % des cas, l’intimidation cesse en moins de 10 secondes lorsqu’un témoin intervient. (Jeunesse, J’écoute)

  • Si tu te sens en sécurité, dis à l’intimidateur d’arrêter.
  • Trouve des amis, des élèves, des jeunes ou un adulte qui pourront t’aider à l’arrêter.
  • Lie-toi d’amitié avec la personne intimidée puis éloigne-la de la situation.
  • Parle de la situation à un enseignant ou au personnel de l’école.
  • Rédige une lettre anonyme et envoie-la à un enseignant ou à un adulte de confiance.

Si vous savez ou croyez qu’un enfant est victime d’intimidation:

Parlez-lui, faites-lui savoir qu’il peut vous faire confiance et qu’il ne devrait pas faire face à l’intimidation par lui-même.

Aidez-le :

  • prenez des notes sur les incidents d’intimidation;
  • signalez les messages textes non désirés au fournisseur de services téléphoniques et la cyberintimidation au site de média social;
  • signalez l’intimidation à la direction de l’école;
  • signalez toute infraction criminelle (menaces, voies de fait, harcèlement et exploitation sexuelle) à la police.

Pour plus de ressources

L’intimidation au Canada
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L’intimidation au Canada : l’affaire de tous

Sur une échelle évaluant 35 pays, le Canada occupe le neuvième rang en ce qui a trait à l’intimidation chez les jeunes de 13 ans.

Au Canada, au moins un adolescent sur trois raconte avoir déjà été victime d’intimidation à l’école.

Au Canada, 47 % des parents affirment qu’un de leurs enfants a été victime d’intimidation.

Source: Statistiques Canada.

Les enseignants canadiens ont classé la cyberintimidation au premier rang d’une liste de six enjeux préoccupants – 89 % indiquent que l’intimidation et la violence sont des problèmes graves dans nos écoles publiques.

Dans plus de 80 % des cas, l’intimidation se produit en présence de pairs, et 57 % du temps, l’intimidation cesse en moins de 10 secondes lorsqu’un témoin intervient.

Plus de la moitié des enfants qui se font intimider ne le signalent pas à un enseignant.

Source: Croix-Rouge Canada.

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Des marques profondes

Les personnes qui se font harceler montrent une perte d’intérêt pour les activités scolaires et un plus grand taux d’absentéisme, présentent des travaux scolaires de qualité inférieure et obtiennent des notes inférieures, et ont plus tendance à sauter ou abandonner des cours, à arriver en retard et à faire l’école buissonnière.

Qu’on en soit l’instigateur ou la victime, l’intimidation augmente le risque d’idées suicidaires chez les jeunes.

Source: Croix-Rouge Canada.

L’intimidation n’est pas à considérer comme étant seulement “une mauvaise passe,” elle laisse ses traces. Selon le American Journal of Psychiatry, l’impact de l’intimidation se fait ressentir jusqu’à 40 ans plus tard.

L’intimidation laisse des traces durables sur la confiance en soi et envers les autres, c’est pourquoi une personne ayant été intimidée plus jeune a plus tendance à avoir de la difficulté à établir et à conserver des relations interpersonelles.

Par contre, si une situation d’intimidation se règle de façon positive, soit par la personne intimidée ou avec l’intervention d’un tiers, les effets néfastes à long terme de l’intimidation peuvent être enrayés et la personne intimidée sera en mesure de poursuivre son épanouissement et son développement personnel plus facilement.

Des organismes comme la Fondation Jasmin Roy aident à lutter contre l’intimidation et la discrimination dans les écoles en milieu primaire et secondaire en mettant en place des mécanismes de sensibilisation, de prévention et d’intervention.